vendredi 27 janvier 2023

A chu à vélo, vite au CHU (poèmorphine)

 


Un petit trou au bras ça y est

Morphée lâche ses cargaisons

Morphine pour ne pas morfler

Une chaleur de loup distend la peau

S’efface le tableau des douleurs

Qu’il est beau le plafond aérien

Où courent les personnels soignants

Des brancards inversés des pistons

Un vrai ciel frais d’apocalypse

Nul besoin de râler d’être là

Au contraire expérience légale

De flottements incontrôlés

Un temps les fractures sont oubliées

Bénies même d’avoir permis d'aller

Si prés de près d'un joli vert d'opium




20 janvier 2023

double fracture tibia péroné


 

lundi 16 janvier 2023

Nous sommes de passage



À tâtonner le ciel

À deux doigts des oiseaux

On se prend pour un monde

Aux plumes bleu soleil

La mer roule à nos pieds

Gorgée de lune blême

L’homme est le roi d’un rien

Qu’il ignore plein de vide

Faisons du soir l’emblème

Qui sait son temps fugace

Rompons à coup de sang

L’été la vie le jour

Soyons sur le gâteau

L’atome du noyau

Qu’à nos pieds convaincus

La lumière se dépose





16 janvier 2023

 

 

mardi 10 janvier 2023

Pour 2023

 

 

Que les morts reviennent nous dire

Les erreurs à ne pas commettre

Que l’air pulse dans les poumons

De quoi faire inspirer le monde

Que l'excitant noir Caravage

Qui si souvent va dans nos veines

S'expulse en bouquets de couleurs

Que nos yeux brillent sans opium

Juste une envie de partager

La même bauge de boue chaude

Qu'on laisse répit aux forêts

Aux rivières à oiseaux aux parcs

Que les frontières flambent là

Qu'on ne force jamais personne

À plier pour des oraisons

Que l’amour sonne chez chacun

Que les jours passent sucre glace


Et 2023 sera bien

 

 

 

1er janvier 2023



 

samedi 31 décembre 2022

Les afghanes privées d’Uni-vie-diversité

 



L’horizon s’éloigne les murs se rapprochent

La bêtise contraint

Celles qui ont la raison en parfum

L’envie de boxer la vie

D’éveiller les jeunes de veiller les vieux

De s’élancer sur les trains furibards du savoir et du partage

Celles qui sont moitié du tout moitié de nous moitié de vie

Au racornissement


Quel fascisme est donc autorisé

Derrière des montagnes et des turbans

À les dire inutiles inaptes et dangereuses

À leur dire de rester le cul aux fourneaux

A saboter leur entrain au nom de la paresse

Avanies reculs et humiliations

N’y pourront pourtant guère

Car ne peut qu’advenir le temps des femmes

Aussi celui des hommes

L’Étaliban pourrira

Leurs mains resteront fleurs

A eux les faux pas

A elles la prise de l’avenir



20 décembre 2022

Les talibans interdisent aux femmes les études supérieures

AliKhara/REUTERS)

dimanche 11 décembre 2022

Bébés volés en Argentine

Je découvre l’enquête. L’histoire n’est pas inconnue. Pourtant chaque ligne effondre.



La jeunesse enceinte hurlant au cachot

Des fleurs ravagées dans la boue des caves

Des tueurs qui se diront bons pères

Des mères feignant d’avoir existé

Nulle photos nulle trace sang d’encre

Sur papiers falsifiés

Là-bas on cherche quand même

Les folles d’abord

Abuelas de la Plaza de Mayo

L’État ensuite

Débarrassé de sa gangrène

Les filiations fracassent la mémoire

Racines tourmentées

De dents à jamais douloureuses


Se lever pourtant

Comme Marcela Solsona

Privilégier la peau qui accueille

Épeler l’espoir par-delà l’océan

Planter

Le clou qui tiendra la bête éloignée




9 décembre 2022

Publication d’une enquête financée par la Commission Européenne

dans le cadre du programme Stars4Media

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/12/07/argentine-bouleversant-retour-aux-origines-pour-les-bebes-voles-de-la-junte_6153289_3210.html

 


 

vendredi 9 décembre 2022

mercredi 7 décembre 2022

« Echoes of Henry COW »

 



En vagues de jadis

Rissolées au chaudron du temps

Ça joue ça pousse ça pulse

Les têtes blanches en salle

Ont les feuilles affolées



Le piano roule déroule structure

Des notes que la batterie soutient

Emballants ballets de balais



La flûte oiseau-perché-de-paradis

A son tour les capture

Billes boules translucides

Dont l’éclat embroussaille

La barbe des clarinettes



Que dit le texte propulsé en anglais ?



Tous ensemble go

Une note pour quatre

Free bois cherche Everest

Accompagné de sherpa-contrebasse

Flûte/piano verres brisés aussitôt recollés



Vient le temps de la paix

De l’apaisement tranquille

De l’impression de rêver

Tant cette musique remplit



Mais le piano soudain

Lit le sable en accéléré

Les marées de gammes déferlent

Les falaises du club

Opérées par les doigts

Qui montent descendent le clavier

Flambent d’autant rougir



Regarde bien auditeur ébahi

Le chanteur crawler dans l’air

Ses mots sont vigie

Il sourit whisky lâche sa feuille et rit

Aux extravagances des toms derrière lui



Pour pénétrer un solo

Il y a toujours une porte

Des panneaux (nica) solaires plein la tête




Pannonica, Nantes, 30 novembre 2022