Noir Soulages de la pinède calcinée
Troncs zombies titubant comme des revenants
Racines condamnées aux enfers de la terre
Le feu d’escarbilles étincelle bouillonne
Suce les pare-feux joue à saute-glouton
Affamé de résine jamais résigné
Il bâtit des murs hauts de dix mètres dis-donc !
Pour offrir à la nuit son futur de goudron
Avant de conduire d’autres lieux au massacre
La seule eau qu’il tolère sont les seaux de larmes
Des humains stupéfaits de l’avoir accouché
Cet enfant déréglé d’un climat maltraité
Ce pourfendeur de fronts qui signe ses forfaits
Au cristal de charbon ensauvagé de cendres
Il mue les rues en tombes et les rêves en fumées
Avant de se fixer sur la désolation
22 juillet 2026, départ du feu de Saumos
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