Noir
liquide de la pinède calcinée
Troncs
zombies titubant comme des revenants
Racines
condamnées aux enfers de la terre
Le
feu d’épées folles étincelle bouillonne
Contourne
en glouton obsédé les pare-feux
Affamé
de résine jamais résigné
Il
machine des murs de pas moins de dix mètres
Pour
offrir à la nuit son futur de goudron
Avant
de conduire d’autres lieux au massacre
La
seule eau qu’il tolère sont les seaux de larmes
Des
humains stupéfaits de l’avoir accouché
Cet
enfant déréglé d’un climat maltraité
Ce
pourfendeur de fronts qui signe ses forfaits
Au
cristal de charbon ensauvagé de cendres
Il
mue les rues en tombes et les rêves en fumées
Avant
de se fixer sur la désolation
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juillet 2026, départ du feu de Saumos