jeudi 24 octobre 2024

Fin du Prix Orange du Livre en Afrique (POLA)

 

Prix parti parti pris

Le Pola a pâti

De l’envolée du son

Qui remplit mieux les caisses

Que la mince édition

Des patrouilles de mots

Extraites au stylo pic

De la mine des lettres


Un départ sans fanfare

Mais un coup de feu pan

Sur le paon de vitrine

Des écrits africains

Pour s’assurer des sous

Par-dessus les auteurs

Par-dessus leurs lecteurs


Pleure prix Pola pleure

Et puis regarde ailleurs

L’enthousiasme fécond

Renaîtra de tes larmes

Aux déserts traversés

De tes encres séchées

Tu t’écriras ailleurs

Ailleurs tu te liras



5 octobre 2024

La fondation Orange met fin à son prix littéraire en Afrique 


 

samedi 19 octobre 2024

Nabatiyé

 


Avant le ciel était loin

Bleu frais

Dressé pour les nuages

Un décor aux gamins

Qui couraient la montagne


Qu’advint-il soudain

Pour le tourner gris fer

L’accabler de poussière

La vie était puis n’était plus

Disparue sous les toits

Sourdant à petits jets

Du corps des sauveteurs




16 octobre 2024

Bombardement de la ville libanaise de Nabatiyé par l'armée israélienne


 

mardi 15 octobre 2024

" Balance ton corps ", de la poétesse Camille BLOOMFIELD

 


" Balance ton corps "



1-Poèmes typodermiques :


Elle bat elle balance

Elle bat lé lé lé lé mots

Les joue à fleur de peau sa peau

Typo dermistique colorée

D'artistique couenne complice

Sous bandelettes rouges des inscriptions noires

Défont déroulent dévoilent

Une à une chacune

Un amer un repère le texte

Souffle pousse sature de signes

Latitude latin et veines fines

Esperluette éberluante

Points exclamés

Ce qui s'écrit se dit

Synthèse à l’épaule où traits et points liés

Enrobent ses fractions


2- « Basic frites »:


On le fréquente ce corps imposé, on le salue chaque matin comme un copain de quartier, on connaît ses mensurations à une louche ou deux près, on l’aime bien, sans plus s’en occuper, on s'y accommode par commodité.

mais quand il veut sortir, s'aérer, prendre du champ et du Marcel, faire à sa guise, c'est une autre paire de manches à air, il s’en fiche du déséquilibre, du pied douloureux, de la cage thoracique trop petite, du souffle en manque de tuyaux, des seins balloti ballota, que c’est pas la mère Nature qui a dû inventer le jogging, il impose sa réalité, ses frontières, ses chaleurs, ses douleurs, ses extases, ses grottes de bête où il aime se cacher


À voir Camille Bloomfield, toute de maîtrise, d’humour et d’intensité, dire, en courant sur un tapis électrique, ces vérités face aux chaises immobiles des spectateurs, on sait que sa bête et la nôtre sont en phase et que le portrait de l'intérieur de nous-mêmes qu’elle renvoie, trempée de sueur, est aussi juste et précis qu’est douloureux un point de côté.

 

 

12 octobre 2024

Performance de la poétesse Camille BLOOMFIELD au Lieu Unique,

dans le cadre de "Midiminuit poésie"


 

mercredi 9 octobre 2024

Un an de guerre à GAZA

 

 

L’horizon s’est absenté

Un rouge sans fin s’écoule

Partout des lignes brisées

Hallucinées de poussière

Les cœurs servent désormais

D’enregistreurs à sursauts

Même les gravats s’enfuient


D’un bout de vitre sans vie

Vu à travers la fenêtre

Un gosse invente le trajet

De sa prochaine fusée

Elle transpercera les murs

Les zones les territoires

Les checkpoints et les frontières

Pour déposer un baiser

A la fille aux cheveux noirs




7 octobre 2024
un an après l’attaque du Hamas sur Israël

 

jeudi 3 octobre 2024

L’État de droit



L’ordre le vrai c’est l’État de droit

Le danger c’est qui le piétine

Qui crie au pire pour quelques voix

Répand le fiel au pain social

Qui s’affranchit d'efforts à faire

Qui feint la force et joue coups bas

Qui louvoie loup parmi les pièges

Qu'il a tendus blanc comme neige



Rien n'est sacré

Même la bêtise

Rien d'intangible

Surtout les postes

Ministériels





29 septembre 2024

« L’état de droit, ça n’est pas intangible ni sacré »

Déclaration du ministre de l’intérieur


 

vendredi 27 septembre 2024

Jusqu’à quand Gaza

 

Folle fuite de la douleur

Advenue comme un enfin

L’attaqué furieux se lance

Sur la proie du désespéré

Aveuglé / décidé à l’être

Bardé de possibles massacres

Sans plus la moindre crainte


Qui ose relever la tête

Du petit réduit méprisé

De la prison à ciel ouvert

Du parc humain à peine admis

Doit payer de son existence

N’importe quel mur est repaire

N’importe quel corps est suspect


Raid après raid éradiquer

Extirper du fond des poitrines

Avenir projets rêves idées

L’attaquant ne sauvera rien

Ni le feu ni la peur les larmes

Ses tanks écrasent la mémoire

Gravent la poussière aux écoles



27 septembre 2024

inspiré par les faits et "Guerre à Gaza " de Joe SACCO, Futuropolis 2024


 

lundi 23 septembre 2024

"Prière à l'aube" Marc-Alexandre OHO BAMBE




Il est l'heure Coiffard

Le moment de s’entredire

De harponner les mots pour ce qu’ils sont

Avec Capitaine Alexandre

Qui libère de leur cage

Ces armes d'humanité

Les lance élancé de grâce

Les rassemble en poésie des matins de givre

Seule chanson capable de combler

La part manquante de l’homme

Un alphabet à la confiture de mirabelles

Pour relier les douleurs et les joies des continents

Il écrit dit-il et chante pour ne pas crier

Nos oreilles sourient

Captivées par ses dreads

Et la scène improvisée au fond de la librairie

Où ses amis versent à son panier de vers

Qui du piano

Qui du slam sur la lune

Qui de la mère/veilleuse langue des signes




20 septembre 2024

Marc-Alexandre OHO BAMBE lit « Prière à l’aube » chez COIFFARD à Nantes